Les adresses pour trouver un centre d'acortement

Véritable « parcours de la combattante »

J’ai 30 ans, je suis enceinte et je ne souhaite pas le rester. Je vais donc avoir recours à l’IVG.
C’est la 1ère fois que cela m’arrive et je trouve que c’est un véritable « parcours de la combattante » pour réussir à savoir à qui s’adresser (de préférence sans se prendre de leçon de morale, comme savent si bien le faire beaucoup de « médecins » sur la sexualité en général) ; pour faire toutes les démarches.
D’autant plus quand on est seule, avec le moral à zéro.
Pendant ce temps la, la grossesse continue… Je ne trouve pas cela acceptable. Pour moi, psychologiquement, chaque jour compte.
Alors ok, l’ivg est légale et c’est une chance ; par contre on ne nous facilite pas la tâche. Autorisée mais bon, pas trop non plus hein : faudrait pas qu’elles exagèrent les p’tites dames!
Merci donc pour ce site qui m’aide grandement.

Anne

15 commentaires:

  1. Bonjour,

    Je suis d’accord avec ce témoignage. A vous jeunes ou moins jeunes femmes qui avez besoin d’une IVG, soyez sûres de votre droit et ne vous laissez pas démonter si vous rencontrer des personnes peu coopératives. Faites votre choix en libre conscience, choisissez les bonnes personnes pour vous accompagner dans les démarches, n’hésitez pas à demander de l’aide à des personnes que vous « sentez » bien.
    Bon courage à vous toutes qui vivez ce moment-là !

  2. Bonjour,

    J’ai 33 ans et je suis exactement dans la même situation
    je suis en plein stress et moral à 0.
    c’est vraiment compliqué tous ces rendez-vous, ces délais obligatoires.
    Comme si depuis le premier test de grossesse, nous n’avions pas déjà eu suffisamment de temps pour réfléchir… Pour ma part, je ne pense qu’à ça et c’est difficile parce que je ne veux pas en parler à mon entourage proche.
    Suivre le parcours de la combattante, sans éveiller de soupçon et en plus devoir compiler avec les horaires du bureau, la famille, etc…
    J’avais envisagé la procédure médicamenteuse mais cela semble douloureux et assez pénible et surtout très contraignant…
    Je viens de voir un médecin qui avait l’air compréhensif sauf que je dois attendre encore une semaine pour pouvoir agir alors que ça fait déjà près de 4 jours que l’attente me torture.
    Je pense du coup opter pour l’option sous anesthésie locale.
    Enfin… si j’arrive à avoir un rendez-vous!
    Bref Bon courage à toutes celles qui entament ces démarches et merci Anne de ton témoignage… On se sent moins seule face à tout ça

  3. Bonjour
    Vous êtes de plus en plus nombreuses à parler d’ un véritable « parcours du combattant » pour pratiquer une IVG. Je suis journaliste et j’ai décidé de faire une enquête sur le sujet. 40 après l’acquisition de ce droit est ce que l’on peut avorter dans des conditions  » sereines » en France ???
    J’aimerai recueillir vos témoignages.
    Merci de me contacter a mon adresse mail : ivgserein@gmail.com.
    Votre anonymat est bien sur garanti…
    Merci d’avance et courage !!!

  4. Bonjour,

    Pouvez-vous nous préciser pour quel média vous travaillez? Ce serait bien d’en savoir en peu plus avant de livrer un témoignage personnel.

    Merci d’avance

    IVGlesadresses

  5. Effectivement, un vrai parcours de la « combattante »!!!
    Je suis dans le même cas, à 4 semaines aménorrhée et ce n’est pas facile de gérer tout ça….
    Le moral à zéro, les discours moralisateur de la famille proche (et le préservatif, il était ou??), les rendez-vous que l’ont me propose dans 2 semaines (à croire que je peux attendre 2 semaines!!),le conjoint qui me dis « bah c’est pas si grave que ça » et qui part quand même à son week end avec ses amis alors que sa femme à le morale en berne!! bref rien pour remonter le moral!
    Même si mon choix est sur et certain, je suis toujours autant déconcertée devant le fait que les professionnels de la santé se permette de « juger » leurs patientes et que nous avons tout sauf un soutien psychologique et moral face à cet état et cette prise de décision qui même réfléchit reste pas facile à accomplir.
    J’ai quand même eu le droit à un « vous êtes une criminelle » de la part de mon médecin traitant généraliste qui me suis depuis 15ans!!!
    Il faudrait vraiment que le personnel médical ainsi que les proches prennent conscience que leurs rôles n’est pas de nous juger mais de nous accompagner et de nous soutenir! mais ça…c’est une autre histoire!!
    Je pense qu’avant tout nous devons suivre notre instinct et faire ce que nous indique notre conscience!!
    Bon courage à vous toutes qui êtes dans la même situation.

  6. Je suis d’accord.

    Dans mon cas, je suis tombée jusque là sur des interlocuteurs et des médecins compréhensifs et qui m’ont témoigné beaucoup d’empathie et de soutien. Bon, c’est vrai…je n’ai pas été jugée aussi car c’était dû à une perte de stérilet. Ce n’était pas « de ma faute ». Même si aucune femme, pour aucune raison ne devrait se voir jugée pour la raison d’une grossesse indésirée.

    Par contre, le « parcours de la combattante » est une réalité.
    Il y’a 9 jours entre la découverte de ma grossesse et la prise du premier médicament pour avorter, c’est trop pour moi.
    J’étais sûre de moi, en pleine séparation de mon compagnon, dans une situation personnelle et professionnelle instable. Je n’avais qu’une envie : arrêter ce cauchemar.
    J’ai réagit très vite, dans l’heure, mais il y’a eu une série de procédures m’a fait vivre une grosse semaine d’enfer entre une anxiété et les symptômes indésirés de la grossesse qui me renvoyait sans cesse à ma situation (nausées, seins douloureux, …)
    J’ai eu de la chance car j’étais en « vacances ». J’étais disponible à toute heure. Même mon -récemment- ex était là pour moi, a pris des jours pour m’accompagner.
    Je n’imagine pas cette galère si j’avais du gérer le travail aussi, la solitude.

    J’ai pris rendez-vous chez un médecin, très professionnel qui m’a précrit tout de suite les examens nécessaires pour confirmer la grossesse et la dater. Mais il ne savait pas vers quel établissement me diriger pour l’intervention.
    Puis j’ai été faire les examens le jour même. J’ai fait des recherches sur le net. C’était flou mais j’avais le nom de deux hôpitaux qui le faisait. Appels.
    Les hôpitaux sont over-bookés. J’ai téléphoné avec 20min d’attente au téléphone pour qu’on me dise la première fois qu’ils étaient pas dispo avant 2 semaines et puis le deuxième m’a donné un rendez-vous pour 1 semaine et demi après. J’étais horrifié des délais, mais je n’avais pas le choix. Je savais en plus que ce rendez-vous ne serait qu’une première consultation et pas l’intervention en elle-même.
    Ma sage-femme qui ne travaillait pas ce jour-là m’a callé entre deux rendez-vous à domicile pour me faire l’échographie de datation. Super sinon j’aurais du attendre 3 jours de plus. Je voulais avoir tous les papiers, tout de suite. Pour présenter un dossier béton et que ça aille plus vite.
    Ma sage-femme m’a dit que j’étais limite niveau date entre la solution médicamenteuse et chirurgicale. Elle m’a conseillé un centre de santé qui pourrait me prendre en charge plus rapidement. J’ai pris rendez-vous pour 4 jours après. J’ai passé le week-end à angoisser, avec mes nausées, ma séparation, …c’était horrible cette attente.

    J’ai écrit une lettre pour expliquer ma situation et convaincre les médecins de ce centre de me donner les médocs de suite. J’ai pas eu le temps de leur lire, de la donner. Ils se protègent, ils sont obligés de tout bien expliquer, les risques, etc…j’ai une une consultation de préparation.

    En plus j’avais pas cette fameuse semaine de « réflexion ». Mais pour moi c’était déjà tout réfléchi! J’étais dans une grande détresse. Pas bien du tout. Mais j’étais déjà un peu rassuré, j’avais ce rendez-vous pour l’arrêt de grossesse, même s’il fallait encore attendre quatre jours interminables…en me sachant enceinte.

    Puis c’est arrivé…8 jours après. Je suis soulagé de savoir qu’à la prise de ce premier médicament, je ne suis plus enceinte. Mais encore une fois je dois attendre 2 jours de plus pour l’expulsion. On m’a bien souligné la douleur que ça allait être…mais pour la première fois de ma vie, je m’en fous de la douleur. Vivement que ça finisse.

    Je n’ai qu’une peur, que ça ne marche pas. J’ai un rendez-vous « d’après » deux semaines après, et de la découverte de ma grossesse à la fin de l’histoire…il y aura un mois. De stress intense…je n’en suis pas sortie.

    J’imagine le pire : que les médicament ne fonctionnent pas et que je sois obligée de me faire opérer…

  7. Bonjour,

    je suis journaliste pour le journal régional de France Ile de France. Je cherche à contacter des femmes qui ont avorté en Ile de France pour qu’elles me racontent ce qu’elles ont vécu. L’objectif est d’essayer d’établir un état de lieux de la situation en Ile de France. Et de montrer ,à travers un reportage qui sera diffusé dans notre journal, ce que les femmes vivent aujourd’hui lorsqu’elles decident d’avorter.
    J’ai malheureusement tres peu de temps pour faire mes recherches alors n’hésitez pas à me contacter par email et me laisser vos coordonnées.

    Bonne journée,
    Laure B

  8. Bonjour,

    A lire tous les commentaires sur ce site, je sais à quel point avorter est une épreuve…on a l’impression de tuer notre bébé. C’est bien la preuve que notre geste n’est pas anodin. Je crois qu’aucune raison ne peut justifier un tel acte. Seulement, c’est la société qui est responsable et non les femmes qui avortent car elles se sentent tristes et délaissées, bref en situation de detresse. Je suis de toute cœur avec vous toutes qui êtes passées par là…ce qui me paraît le plus adapté pour s’en sortir c’est de reconnaître que c’est un acte qui a tué notre bébé et ensuite de se pardonner d’avoir fait cela. Voilà ce qui guérit et enlève toute culpabilité.

  9. Esther,

    Non, ce qui est difficile, ce n’est pas de tuer un bébé imaginé. Ce qui est difficile, c’est de lire et d’entendre des propos culpabilisants comme le votre. Ce qui est difficile, c’est qu’en 2014, des gens ne reconnaissent pas que les femmes puissent disposer librement de leur corps. Tant qu’il n’est pas né, on parle d’embryon, puis de foetus, pas de bébé ou d’enfant. C’est à la femme, et seulement à la femme de décider ce qu’elle veut faire de cet amas de cellule. Ce n’est pas cruel. Ce qui est cruel, et inhumain, c’est de torturer les femmes en leur disant qu’elles perpetuent un meurtre.

    Pour ma part, j’ai avorté et je me porte très bien merci. Et je suis mère aujourd’hui parce que je l’ai choisi.

    Bisou

  10. Anais,

    Je vous demande pardon de vous avoir blessée….j’ai essayé de partager mon ressenti. Pour moi quand j’ai vu mon bébé à 9SA à l’echo, il ressemblait déjà à un bébé et pas un tas de cellules.
    Mais vraiment je ne vous juge pas, merci d’avoir réagi

  11. j’ai 30 ans et j’ai deja un enfant .

    je vis a 2000 m en station de ski et je fais la saison d hiver.

    jai eu conscience de ma grossesse au bout de 4 semaines, jai sacrifié tous mes jours de conger pour me taper 4h de voyages jusqu a des cliniques ou des gyneco qui n ont jamais compri le therme URGENT de ma situation. Avoir un 2 eme enfant m est impossible pour le moment.
    On ne mas parlé que de rdv lointains et impossibles a organiser dans ma situation. trop peu de docteur sont mandatés pour delivrer ses medicaments et trop long sont les délais. Ca traumatise le corp et lesprit alors que seulement un peu d efficacite arrangerai tout.
    jai obtenu ce fameux rdv a 7 semaines de grossesse-
    Aujourdhui ca fait 50 h que jai pris les medicaments et que je suis seule chez moi a me demander a quel moment on sait que l on fait une émoragie.
    Ca ma couté 300 euros pour trouver une personne efficace et reussir mon ivg medicamenteuse.

    j avais deja fait une ivg chirurgicale 10 ans plus tot qui avaient eu des consequences nefastes sur ma grossesse. Je ne voulais surtout pas repasser par la.

    Bon courage aux futures concernées… cest une terrible étape .

  12. Bonjour à toutes,

    J’aimerais tout d’abord vous remercier pour vos témoignages qui sont rassurants et me font sentir moins seule à l’aube de mon propre IVG. Ce n’est effectivement pas une étape facile dans la vie d’une femme ou d’un couple. J’ai la chance d’être bien accompagnée par mon conjoint et mon entourage ainsi que par mon obstétricien qui s’est montré très compréhensif et très aidant dans les démarches à suivre. J’aimerais néanmoins rebondir sur les propos qui ont été dit auparavant quant au fait de « tuer son bébé ». Pour moi le choix de cet IVG est légitime et raisonnable, je suis étudiante en master, je n’habite pas avec mon conjoint et nous ne sommes pas suffisamment installés et prêt dans notre vie pour accueillir une nouvelle vie. Le problème n’est donc pas l’envie d’avoir un enfant ensemble mais le timming nous avons en effet l’âge requis pour commencer à songer à faire une famille. C’est donc d’autant plus difficile s’un point de vue psychologique et morale de devoir interrompre une grossesse que nous avons fantasmé pour dans quelques années. La culpabilité est là, il faut faire le deuil de cette vie que nous ne laissons pas naître, faire le deuil du fantasme de cet enfant qui fait pour le moment la taille d’un grain de raisin. Il est donc important de ne pas confondre le fantasme d’un bébé et d’une vie et la réalité cellulaire de cet être qui n’en n’est pas un pour le moment. C’est pour moi ce qui est donc le plus difficile à gérer pour le moment, ainsi que tous mes symptômes corporels qui me rappellent sans cesse mon état et le choix que je suis en train de faire. J’aimerais également souligner le fait que lorsque l’on recherche sur Internet ou autre des informations sur notre état, sur nos symptômes, nous tombons uniquement sur des sites pro-naissance, qui nous félicite de notre grossesse, qui nous explique le développement de notre futur bébé, et qui pour moi sont d’autant plus culpabilisant. Nous ne pouvons donc pas être informées et rassurées sans des images de mamans aux anges avec des gros bidons qui nous expliquent qu’il faut accepter notre état et que le bonheur de mettre au monde une nouvelle vie justifie nos angoisses, douleurs et autres symptômes corporels!! Bref ça n’est pas facile, même si la décision est prise et immuable…

    Je vous remercie donc pour votre honnêteté qui est déculpabilisante et qui me montre que je ne suis pas seule à affronter ces questionnements et cette attente.

  13. Bonjour,

    Je suis journaliste, j’ai 23 ans, et avec deux autres journalistes nous réalisons une enquête économique du l’IVG en France. Nous sommes à la recherche de témoignages de personnes ayant avorté ou souhaitant avorter, afin de comprendre toutes les étapes et difficultés que l’on rencontre lorsque l’on veut avorter.

    Je suis joignable à : jeannedusartel@gmail.com

    Merci beaucoup de votre aide qui sera précieuse,

    Jeanne

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