Les adresses pour trouver un centre d'acortement

Notre corps nous appartient, sachons faire les meilleurs choix pour nous, quels qu’ils soient

A 36 ans, je me suis retrouvée enceinte pour la première fois de ma vie. Un accident, comme on dit, mais les accidents n’arrivent pas qu’aux autres. Je n’ai jamais voulu avoir d’enfants et mon compagnon, qui en a déjà deux grands, n’en souhaite plus. L’avortement était pour moi (pour nous) LA solution.
J’ai rapidement pris RDV avec mon médecin traitant qui a été d’une grande écoute. S’en sont suivis la prise de sang et l’échographie de datation qui ont confirmé la grossesse. J’en étais à 6 semaines… Habitant à la campagne, dans un département très rural, je n’avais que peu de choix pour faire pratiquer l’IVG. Je suis tombée de très haut quand l’hôpital m’a dit que je ne pouvais pas avoir de RDV avant une dizaine de jours. J’étais scandalisée de ce délai et j’ai dû contacter plusieurs professionnels pour me faire orientée vers une petite clinique de mon département. Heureusement, j’ai pu alors avoir un RDV pour le surlendemain.
Etant encore dans les délais légaux, j’ai pu avoir recours à l’IVG médicamenteuse.
J’ai eu très mal au ventre, mais ce n’était pas insurmontable. J’ai également beaucoup saigné, mais tout s’est déroulé normalement. Je me suis rendue compte de l’expulsion, qui a eu lieu 24h après la première prise du second médicament et ça m’a beaucoup rassurée.
J’ai effectué ce matin la visite de contrôle qui a confirmé le succès de l’IVG et que tout allait bien.

Pendant tout ce parcours, j’ai eu à faire exclusivement à des hommes (mon médecin, le radiologue, le gynécologue) et hormis une petite réflexion du radiologue dont je me serais passée, j’ai eu en face de moi des gens à l’écoute, emphatiques et qui n’ont pas cherché à me culpabiliser ou me juger.
En revanche, j’ai été outrée de tomber au début de mes démarches sur Internet, sur des site anti-avortement se faisant passer pour des sites neutres, avec numéros verts à l’appui et diffusant des informations fausses et tronquées et des témoignages dramatiques… J’ai pu me rendre compte rapidement par moi-même que ces sites avançaient « masqués » pour mieux culpabiliser et effrayer les femmes, mais je n’ose imaginer comment j’aurais pu réagir si j’avais eu 20 ans de moins par exemple… Il y a encore beaucoup à faire en ce sens !

Aujourd’hui, je peux dire que je me sens bien et soulagée. Je ne regrette pas d’avoir pris la décision d’avorter, je me connais assez pour savoir que je ne le regretterai pas dans le futur ; je regrette juste d’avoir eu à la prendre.
Pour autant, je vais bien, je me sens bien maintenant que tout cela est passé, ce qui n’aurait pas été le cas si j’avais poursuivi cette grossesse.
Notre corps nous appartient, sachons faire les meilleurs choix pour nous, quels qu’ils soient.

Lady Magnolia

4 commentaires:

  1. Bonjour,

    Dans le cadre de mes études de Master en santé publique au sein de la faculté de médecine de l’Université Paris Diderot, je dois réaliser une étude qualitative sur les comportements sexuels à risques. J’ai choisi de m’orienter sur les comportements à risques ayant entraîné une grossesse non désirée.
    Pour réaliser cette recherche je dois entrer en contact avec des femmes ayant eu recours à une IVG, et qui accepteraient de me rencontrer pour un petit échange. Il s’agit de faire un entretien dont le but est de déconstruire et de comprendre les facteurs qui ont pu aboutir à des rapports non protégés.
    J’aimerai pouvoir vous rencontrer pour pouvoir réaliser mon étude de terrain. L’entretien sera anonyme et basé sur le volontariat.

    En vous remerciant.

  2. A l’attention d’Arundal.
    Je ne vous ferais pas l’affront de vous demander si Arundal est votre vrai nom, cela ne me regarde pas.
    Je ne pense pas que mon témoignage aurait été plus légitime si je l’avais signé Pénélope, Joséphine ou Eléonore, alors que là aussi, cela aurait pu être un pseudonyme (Pseudonyme qui est d’ailleurs demandé à la rédaction d’un témoignage sur ce site et qui se retrouve obligatoirement en bas de chaque témoignage laissé).

    A l’attention de Manel.
    Je serais bien curieuse de savoir ce qui, dans mon témoignage a pu vous faire croire que j’avais pu avoir « un comportement sexuel à risques ».
    Votre commentaire laisse entendre que si une femme se retrouve en situation de grossesse non-désirée la conduisant à avorter, c’est qu’elle a forcément eu « un comportement sexuel à risques ». Si vous êtes en Master de santé publique, je pense ne rien vous apprendre en vous disant qu’environ les deux tiers des femmes qui avortent chaque année en France sont sous contraception. Vous devez donc également savoir qu’aucune contraception non définitive n’est fiable à 100%.
    Eu égard à ces précisions qui me semblent essentielles, mon témoignage ne saurait cadrer avec ce que souhaitez faire valoir de votre étude.

  3. Bonjour,
    je travaille pour l’émission « la maison des maternelles » (france 5) et nous préparons une émission sur l’IVG. Nous recherchons des femmes qui souhaiteraient témoigner de leur expérience. Seriez-vous partante? N’hésitez pas à me joindre 01 53 98 82 26 / csuquet@2p2l.com
    Je vous remercie infiniment.
    Clémentine Suquet

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