Les adresses pour trouver un centre d'acortement

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A 24 ans, je m’amuse, fais la fête et puis je rencontre un garçon. Ça aurait pu être une belle histoire, une petite parenthèse sans conséquence ; l’avenir en avait décidé autrement. Les idées un peu brouillées par l’alcool, lui comme moi ne nous ne sommes pas protégés, mais je vais prendre la pilule du lendemain (qui, vous vous doutez bien, n’a pas marché sinon je n’écrirais pas ici). Je guette mes règles, qui n’arrivent pas. Naïve ou dans le déni, je mets ce retard sur le compte de la pilule du lendemain, j’avais en tête qu’elle pouvait dérégler les cycles. J’ai fais un test de grossesse, je n’y croyais pas. J’ai fais au moins 5 allers retours à la notice d’emploi, en me disant  » non c’est pas vrai ». Choquée, je n’ai pas réalisé et appelais une amie avec qui j’allais le soir même, chez le médecin.
Il m’a fait une échographie et c’est là que mes premières larmes ont commencé à couler. Il m’a fait part de mes choix, mais quels choix ?! Au fond, c’était un choix dans une sorte de non-choix qui s’offrait à moi. Avorter ou le garder ? Il me donne une semaine de réflexion « légale » pour y réfléchir. Le lendemain mon « choix » était fait : j’avorterai. Les prises de sang faites, je retournais le lendemain chez ce médecin. Mais la semaine de réflexion légale n’était pas passée et il m’était impensable de garder cet enfant dont j’allais avorter. Il a été compréhensif et à mon écoute. J’ai pris les premiers comprimés dans son cabinet sans vraiment réaliser, c’était un mercredi. Le jeudi a été l’une des plus difficiles journées, je n’ai fait que pleurer et faire le ménage chez moi. Le jeudi soir une amie est restée dormir avec moi car je devais prendre les autres comprimés accompagnés. Je n’ai pas pleuré, sans doute pas réalisé. Cela n’a pas été douloureux mais long. J’ai vomi et ne faisait que des allers retours aux toilettes.
Le samedi soir, j’ai essayé de faire comme si de rien n’était, je suis sortie et est rencontrée le garçon en question. J’étais tellement en colère que je lui ai dit et j’ai dû porter ma décision et sa réaction (qui consistait à faire comme si rien ne c’était passé). Or ce n’était pas rien. Cela fait maintenant un mois et demi, j’ai réalisé que d’avoir appris être enceinte m’avait rendue heureuse aussi. J’essaye de composer avec ces différents mouvements qui m’ont traversés. Je sais que j’ai pris la bonne décision, je suis heureuse d’avoir eu quand même le choix de ma vie futur et de sa vie futur. Je  ne pense plus regretter,  mais vivre avec c’est différent. Il me faudra du temps pour accepter car avoir un enfant c’est une chose que je désir mais pas comme ca, pas maintenant. J’étais en dernière année d’étude, dans mon dernier mois d’étude, j’ai écrit mes mémoires durant ce mois et je suis maintenant diplômée.

Durant cette période, j’ai cherché des forums pour lire et m’entourer des expériences de celles qui avaient vécu cela, surtout savoir comment on vivait avec ; je ne devais pas taper les bons mots clés.

J’ai eu la chance d’être tombée sur des professionnels très bienveillants et d’avoir eu mes amies qui m’ont tenues la main, tendues les mouchoirs et continuées de me faire rire.

J’avais besoin de l’écrire.
Merci pour ce forum
Charlotte

Un commentaire

  1. bonjour
    j’ai 23 ans j’aimerai egalement avorter par medicament mais je ne c’est pas le prix pouvez vous me l’indiquez svp ?

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