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Je peux compter sur le soutien de mon mari

44 ans, 2 enfants et la semaine dernière je commence à me poser certaines questions : 15 jours que j’ai mal au ventre, 15 jours que je mets des protections et toujours rien ! Je parle de mes doutes à mon mari sans réellement y croire. Dans le milieu de la semaine, je commence à avoir des nausées : impossible, jeudi j’achète un test et vendredi matin, le verdict tombe ! On était le premier avril !
Et là commence la grande remise en question : Qui doit l’emporter le cœur ou la raison ?
Notre première réaction : on ne peut pas le garder, la raison ! Après m’être fait jetée par l’assistante de mon gynéco « On en fait pas ce genre de chose! », j’étais complétement anéantie. Le CPEF m’a orienté vers le CH le plus proche : rdv le 04/04. Le we difficile, les symptômes s’accentuent, nausées, fatigue, maux de ventre… Mon mari m’accompagne heureusement. Les formalités d’usage, une écho : 6 semaines ! Je ne m’attendais pas à ça. Et la gynéco me demande de choisir entre la version médicamenteuse ou l’intervention. Je lui demande si ça fait mal, elle me répond « oui un accouchement ça fait mal! » Naturellement, les larmes sont là, j’ai glissé aussi qqs « putain », qu’elle n’a pas apprécié, puisqu’elle les comptait. Elle nous a laissé 5 mn avec mon mari pour décider, en s’absentant de son bureau. Voilà c’est programmé pour le 15 avril ! Administrativement c’est programmé !
10 jours à vivre avec ces symptômes qui montrent que je ne suis pas seule. Ok c’est une cacahouète mais qui prend de la place.
Les questions continuent à se poser :
– mon âge : grossesse à risque et risque également pour le bébé à naître (malformation), fausse couche….
– mon âge toujours car si tout va bien : naissance à 45 ans et tout revivre, les joies comme les peines. Et quand il aura atteint l’âge des études, je serai en retraite, je l’espère. Mais pas forcément les moyens de continuer à l’aider financièrement comme j’aurai pu le faire pour mes 2 premiers. Je décéderai avant lui, je l’espère. Et on le sait qu’en tant que parent, même quand les enfants partent faire leurs études ou qu’ils se mettent en ménage, on compte toujours un peu sur les parents. je ne parle pas du côté financier mais pour parler, échanger sur des décisions d’adultes à prendre. Je ne serai certainement plus là pour le voir vivre de ses propres ailes. et là c’est la version idéale d’un enfant en bonne santé. Le risque d’un handicap est sérieux.
– le couple : la décision quelle qu’elle soit sera lourde de conséquence. Dans l’hypothèse, où je me rends au rdv du 15/4, je vais vivre avec cette absence toute ma vie. et si je décide ne pas y aller et d’accepter d’assumer les risques : c’est peut-être mon couple qui ne résistera pas.
Suis-je égoïste ? je ne pense pas, je dois penser également à mes enfants qui ont et auront encore besoin de moi. Et même si cette décision m’est difficile je sais que je peux compter sur le soutien de mon mari.
Je n’attends pas forcément de réponse. L’écriture aurait des vertus dit-on…. Merci pour cet espace.

lo62

3 commentaires:

  1. Merci pour votre témoignage. Entre coeur et raison, c’est exactement ce que je traverse. Et même si je ressens au plus profond de moi que non, là ce n’est pas envisageable d’avoir un enfant, les larmes ne peuvent s’empêcher de couler également. Courage.

  2. J’ai vécu la même situtaion … deux enfants et un troisième qui s’invite sans être décidé.
    Je ne voulais pas avorter. le coeur est contre… mais c’est finalement la raison qui l’a emporté.

    ca fait presque 1 an que j’ai avorté et je n’ai jamais regretté ce geste. J’aime les bébés, je n’ai pas de regrets et mes deux enfants sont au centre de ma vie. Le troisième ne manque pas. Mon corps et mon coeur ont très bien vécu cette IVG médicamenteux même si j’avais beaucoip d’inquiètude et aussi des larmes au moment de décider. a ucun arrière gout.

  3. Merci pour ce partage.
    Je vis les mêmes affres en ce moment. 45 ans, une petite fille d’un an, et un deuxième enfant qui s’annonce… Je partage vos doutes concernant l’âge, les moyens. Pour moi aussi, il y a la raison d’un côté et le coeur de l’autre. À cela s’ajoute le fait qu’il serait bon pour ma fille, je pense, qu’elle grandisse avec une fratrie de son âge, plutôt que seule entre ses 2 parents âgés…
    Je ne sais pas encore ce que je vais faire. Et vous, quel a été votre choix, finalement ?

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