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J’ai fait un choix dicté par la raison

J’avais 24 ans, j’aimais profiter de mes soirées mais j’étais encore un peu immature, jusqu’au jour où l’alcool aidant j’ai fait l’idiote avec un inconnu. Je me suis rendu compte de mon erreur dès le lendemain matin, une fois dégrisée, donc j’ai foncé à la pharmacie et j’ai pris la pilule du lendemain (dans les 8h de délai recommandées). Manque de bol, ça n’a pas marché puisque 15 jours plus tard mes règles se faisaient attendre. J’ai fait le test : positif. Pour être sûre j’ai fait une prise de sang, puis j’ai pris de suite rdv chez mon médecin qui m’a adressée à un gynéco en clinique. Le gynéco en question a fait une écho de vérification puis m’a donné rdv pour la semaine d’après. Là, après confirmation de mon choix, il m’a fait avaler les premiers comprimés ; puis je suis revenue 2 jours plus tard à la clinique pour prendre les autres. J’y suis restée 3h, puis voyant que ça allait à peu près l’infirmière m’a renvoyée chez moi.

Voilà pour les faits.
D’un point de vue émotionnel, ça a été vraiment difficile. Je ne regrette pas mon choix, mais j’en ai beaucoup souffert. Parce qu’à ma grande surprise, en apprenant que j’étais enceinte, je me suis sentie « maman » très rapidement. J’ai aimé ce bébé au moment où j’ai réalisé la situation (ce qui m’a quand même pris quelques jours.) Je ne m’y attendais absolument pas, parce que je n’en étais pas encore là dans ma vie personnelle : pas en couple, dans la vie active depuis peu, en coloc avec des amis… Bref, pas du prête à avoir un enfant ; ça ne m’avait pas encore effleuré l’esprit. Je me disais « d’ici 5-6 ans, si je suis en couple… » Et là, bim ! Une révélation. Ce petit, qui n’était même pas encore une crevette, qui n’avait encore ni bras ni jambes, je l’aimais déjà et je voulais le garder.
Mais bon, qu’est-ce que j’avais à lui offrir ? Je me sentais prête à être maman ; mais le contexte ne l’était absolument pas. Pour moi qui ai la chance d’avoir une famille et des parents toujours ensemble, le couple c’est essentiel ; or je n’avais vu le mec avec lequel c’était arrivé qu’une fois dans ma vie, et on n’habitait même pas dans la même ville. Et je ne voulais pas donner une enfance sans père à mon enfant. En plus de ça, financièrement ce n’était pas la joie, et puis à 24 ans je sentais que j’allais quand même pas mal galérer. Je voulais mieux que ça pour mon gamin. Alors j’ai fait un choix dicté par la raison ; la mort dans l’âme, mais je l’ai fait. Ce n’était pas pour mon confort personnel ; c’était pour lui. Parce que j’avais peur de ne pas assurer. ça peut sembler paradoxal, mais c’est ainsi.
Aujourd’hui, plus d’un an après, c’est encore quelque chose d’assez douloureux ; mais je ne regrette pas. Après, c’est vraiment un choix qu’il faut prendre le temps de faire… Et qu’il vaut mieux faire accompagnée si c’est un choix douloureux ou stressant. Je n’en ai pas parlé à ma famille, mais à mes amis proches ; et le jour où je suis allée à la clinique, j’étais bien entourée.

Thea

 

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