Les adresses pour trouver un centre d'acortement

J’ai eu la chance d’être très bien entourée

Une soirée avec un vieil ami, nous étions tous les deux a papoter, assis sur son lit. Et puis un geste affectueux en entraîne un autre, nous couchons ensemble, sans protection.
Trois semaines plus tard, pas de règles. Moi qui suis réglée comme une horloge, 4 jours de retards? Rien ne va plus. Le test urinaire est positif. J’appelle ma plus proche amie, elle me passe un rapide savon, pour la forme. Puis me promets de m’aider à faire ce que j’ai à faire. Comme moi, elle sait qu’il n’y aucune autre solution. Je dois avorter.
Elle m’accompagne donc chez mon médecin traitant, qui n’est pas d’une grande aide. Puis au centre de planification familial près de chez moi, l’hopital Corentin Celton. Je fais échographie, prise de sang, consultation avec le gynécologue du centre. Il me donne le choix sur le type d’IVG , puis me propose une contraception adapté. (Enfin un gynéco qui accepte de me poser un stérilet et ne m’oblige pas à prendre une contraception hormonale qui augmente mes migraines!) Je choisis de faire une IVG médicamenteuse.
Deux semaines après avoir découvert ma grossesse, je prends le premier médicament à l’hôpital. Je reste 1/2 heure avec l’infirmière, pour être sûre que je ne vomis pas les comprimés, puis je rentre chez moi . Tout se passe bien, pas de saignement, une douleur très légère et épisodique. 48h plus tard, je retourne à l’hôpital prendre le second médicament. Cette fois, je reste à l’hôpital jusqu’à l’expulsion. J’ai une salle de repos à disposition, avec des sièges très confortables et des couvertures. L’infirmière passe régulièrement me voir, vérifie que je n’ai besoin de rien, pas de douleurs… Je peux aussi aller rejoindre mon amie et ma sœur à la cafétéria, me promener dans les jardins de l’hôpital. Ma seule contrainte et que je dois uriner dans un bassin et demander à l’infirmière de vérifier si j’ai expulsé. C’est une expérience très désagréable mais les infirmiers font ce travail avec beaucoup de délicatesse et d’humanité. 2h après la prise du médicament, j’expulse. L’infirmière vient me voir. Me demande si je me sens bien,  ce que je ressens.
Je dois encore rester 1 heure, pour être sûre que je ne fais pas d’hémorragie. Puis je suis reçu par le médecin, qui me demande mes impressions, me demande comment je me sens, si je suis satisfaite de ma prise en charge, si je pense qu’il y a des améliorations à faire. Il me donne les instructions pour éviter une infection, des médicaments anti-douleurs et un coagulant. Je peux rentrer chez moi.

J’ai 23 ans, et ce fut le seul rapport non protégé et sans contraceptions, de ma courte existence. Il suffit d’une seule fois et c’est l’horreur. Il me reste deux d’études. Je ne souhaitais pas construire avec le père. Je savais parfaitement que je ne pouvais faire autrement. Mon choix a été finalement assez facile. Et j’ai eu la chance d’être très bien entourée, autant par mes proches que l’équipe soignante. Et je les en remercie.

Nenette

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