Les adresses pour trouver un centre d'acortement

Immense solitude dans cette épreuve

Pourtant, j’ai été accompagnée d’un bout à l’autre par mon mari, aux rendez-vous à l’hôpital, comme le jour J pour l’intervention (il m’attendait dans ma chambre, et s’est fait «jeter» par une infirmière qui lui a dit que les visites c’était l’après-midi…..). Nous avons pris ensemble la décision, et comme lui, comme pour moi, ce fut des jours de souffrance. A aucun moment du parcours médical,  on ne s’est adressé à lui, pas un mot, pas un regard, à peine un « bonjour ». Il s’agissait de mon corps, mais c’était une histoire à nous, une histoire de couple. Il a été nié autant que possible. Le jour de l’intervention, il s’inquiétait et souhaitait m’attendre dans la chambre pour qu’on vive ensemble les minutes, les heures d’après. C’est dire que l’hôpital a un problème global d’accueil de la personne humaine. Il accueille des corps, un point c’est tout.

Immense solitude tout de même à partir du moment où j’apprends que je suis enceinte, solitude du corps, enfermé dans ses nausées, partout, tout le temps. Mon corps n’est pas ce que je pensais, je me sens double, divisée. A tout point de vue. Et puis cet épuisement intense, un tunnel sans fin. Dans la tête : aucune place, aucune envie pour ce 3eme enfant possible, arrivé par accident. Des heures, des jours de réflexion, peut-être allais-je me faire à l’idée de cette grossesse finalement et à l’idée d’accueillir un autre enfant ? Mais non, j’étais sûre de moi.

A l’hôpital, 2 rendez-vous : le premier mené avec une sage-femme polie, agréable, nous explique la démarche, la semaine de réflexion etc. Le second : une horreur. Accueillis par une autre sage-femme. Elle me parle en soufflant, de manière brutale, montrant son désaccord avec ma décision. Tout dans son visage, dans son regard est hostile, m’accuse, me juge. Je tremble tout le rendez-vous, la honte me submerge. Elle ne sait rien de moi, de ma vie, de notre histoire de couple, mais se permet, dans un moment si douloureux, de m’humilier, de me regarder trembler, comme une gamine .

Elle m’annonce de manière agressive que je viens de dépasser les 5 semaines, et que l’IVG serait chirurgicale. Elle me tend un papier où elle me demande d’écrire «je suis au courant des risques de l’avortement, j’accepte l’IVG». «Car vous êtes au courant des risques n’est-ce pas ?»

Perforation de l’utérus, hémorragie, stérilité… Je tremble tellement en recopiant la phrase que les mots sont illisibles. Je me sens au bord du malaise, j’ai chaud, j’ai froid.

Après mon intervention, lors de l’échographie de la visite post IVG, je scrute avec angoisse le visage du médecin : « il n’y a pas eu de dégât, je n’ai pas été abîmée ou perforée? Je pourrai encore avoir des enfants ?» Le médecin me regardera ahuri : «mais bien sûr, madame, il n’y a quasiment aucun risque avec l’aspiration, et surtout pas de risque de perforation !» Et je me suis alors revue les jours suivants l’intervention, avec mes quelques caillots de sang dans la culotte, paniquant à l’idée que c’était le signe d’une complication quelconque. On m’a menti sur mon corps, on a tenté de me manipuler, à un moment où déjà mon corps ne m’appartenait plus.

Quand à l’intervention elle-même : journée sans humanité. Mon mari m’a déposée puis est allé emmener nos enfants à l’école.  Une femme, sans me dire bonjour, m’accueille, me mène à ma chambre et me dit : «une douche, cheveux compris avec la Bétadine, un slip filet, une serviette, et vous enfilez la tunique». Elle s’en va. J’obéis. Les cheveux mouillés, j’ai revêtu la tunique transparente d’usage. Quelle honte que cette tenue qui montre tout ! Je m’allonge sur le lit, je suis glacée. Dévastée. Je tente de respirer par le ventre. Mais les larmes coulent, je tente de maîtriser les secousses. Une femme partage ma chambre. Elle est là pour les mêmes raisons que moi. Nous évitons de nous regarder. On me donne des médicaments, et un ovule à insérer dans le vagin. Panique : je fais ça où, devant ma voisine de chambre ?

Nouvelle instruction : «rasez-vous complètement au dessus des toilettes». Je m’exécute.

Un brancardier arrive. Je me cache sous les couvertures. Et c’est parti. Je suis la première du groupe de femmes qui étaient là ce matin à être emmenée. Devant le brancardier, l’infirmière me demande si je me suis rasée. Honteuse-de nouveau-je réponds un petit «oui». Ascenseur, couloir, encore couloir. Puis : «je vous laisse là».  Et c’est dans ce couloir, à côté d’un autre lit sur lequel un homme âgé attend son opération, que la tension sera la plus forte. On est dans le couloir qui mène aux blocs de chirurgie. D’autres malades sur des lits vont arriver, pendant plus d’une demi-heure, je vais voir défiler des médecins, des infirmières, des aides-soignants : ça rigole, ça fait des blagues sur le week-end qui arrive, un chirurgien se met à hurler qu’il ne travaillera pas dans ses conditions, il est ridicule, on dirait un enfant qui fait un caprice. Pendant cette demi-heure, j’ai mal au ventre à cause des cachets, j’ai très très froid (plus de couverture). A bout de nerf, je pleure, le plus silencieusement possible. On me regarde, je me sens nue, complètement, à bout de tout et dans la plus profonde solitude. Dans ma tête, la culpabilité tourne, implacable. Je me sens comme un animal traqué, pris au piège.

Un visage doux passe, s’arrête : «bonjour». Je lui réponds avec une voix aiguë qui trahit mon état.

«C’est pas rigolo d’être là. Vous attendez pour quoi ?»

– «IVG »

Une seconde de silence

«Vous n’êtes pas la seule.  Ça nous arrive quasiment à toutes, ne vous inquiétez pas. Ça ne veut pas dire que vous êtes incapable. Tout va bien se passer.»

Le barrage cède, je pleure de plus belle. Par deux fois, elle prendra un bout du drap sur lequel je repose pour m’essuyer les joues. Elle fut le seul contact humain que j’ai eu ce jour-là, dans cet hôpital glacial. Ses yeux ont pris en compte ma douleur, sa voix fut compatissante, réconfortante, ne jugeait pas ma peine, ne l’annulait pas.

Le reste suivra : l’intervention se passera très bien, médicalement parlant. Le chirurgien dont j’entrevois une seconde le visage (yeux noirs, perçants, traits fins), me dit bonjour. Au moment où je lui réponds, exactement à ce moment, deux larmes coulent ensemble sur mes joues. J’ai profondément conscience de la simultanéité parfaites de ces deux actions.

Mon mari sera là à mon retour dans la chambre, il m’expliquera qu’il est rentré en douce car il s’est déjà fait virer une fois de la chambre car ce n’était pas les horaires de visite. Il m’embrasse, me rassure, me serre dans ses bras, et me dit qu’il revient en début d’après-midi, quand il aura le droit. Il s’éclipse discrètement.

Je sortirai le jour même. Impression intense de revenir à la vie.

L’ambivalence de mes sentiments d’un bout à l’autre, fut très difficile à supporter. Pourtant, j’ai fait le bon choix car je n’aurais pas accueilli cet enfant comme il l’aurait mérité. Il n’y avait pas de place pour lui dans nos têtes, dans nos vies, même si cette idée est difficile à accepter et à assumer.

Je me rappelle avoir dit à l’infirmière qui m’a apporté son soutien dans le couloir du bloc : « Ça reste une décision douloureuse. » Et ça restera pour moi un évènement douloureux mais nécessaire. Et ça l’est pour la plupart des femmes qui prennent cette décision. N’en déplaise à ceux qui le pensent, on ne choisit pas cette voie avec légèreté et inconscience. Le poids qui pèse sur nos épaules est énorme mais il faut l’assumer pour choisir nos vies.

L’hôpital doit absolument évoluer dans sa gestion des IVG, et dans l’accueil des patients. Quand je vois comment on évacue toute psychologie et toute humanité dans certains services…de même, dans la prise en charge des ivg,  le conjoint ne doit plus être ignoré lorsqu’il est présent. Quand je vois, déjà, la place que la maternité réservait à mon mari quand j’ai accouché de mon premier enfant…nous ne sommes pas que des corps !

Courage à celles qui sont ou qui seront un jour devant ce choix difficile.

Mon conseil : prendre sa décision en tentant de rester hors de toute influence, une décision libre, difficile mais assumée, courageuse quelle qu’elle soit. Et ne pas oublier : vous n’êtes pas seule !

Karine

4 commentaires:

  1. je suis infirmière, j’ai travaillé en maternité pour des naissances et aussi pour des IVG
    et oui une IVG, une FC sont nos épreuves à nous les femmes et aux hommes qui partagent notre vie.
    je suis attérée et j’ai honte pour la déhumanité que vous avez subie
    heureusement tous les services, tous les soignants ne sont pas comme ceux que vous avez malheureusement croisés;
    malheureusement cela existe et nous devons tout faire pour construire un accueil respectueux des personnes et de leur choix
    merci pour ce témoignage, je vais l’adresser dans des écoles d’IDE pour y réfléchir ensemble
    je vous souhaite de vous reconstruire en couple.

  2. Bonjour, je suis conseillère conjugale et famililale et j’ai lu avec beaucoup d’émotion votre témoignage. Merci d’avoir eu le courage de l’écrire. Je regrette que sur votre chemin il ne vous ai pas été proposé de rencontré une de mes collègues. J’ai travaillé dans un centre de planification en lien avec un hôpital de la région parisienne et j’accompagne encore aujourd’hui les couples et les femmes dans cette prise de décision. L’entretien avec une conseillère conjugale et familiale n’est plus obligatoire aujourd’hui pour les majeures (il le reste pour les mineures). Cet entretien est justement fait pour mettre des mots sur ce choix difficile et douloureux d’accepter une grossesse non désirée ou de faire une ivg, c’est un accompagnement et non pas un jugement : toutes les décisions sont respectables puisqu’elles ont un sens dans la vie du couple et de la femme.
    Je vous rejoins : votre prise en charge n’a pas été humaine. Le personnel n’est pas formé à l’accompagnement de l’ivg, ce sujet reste tabou encore aujourd’hui. A ma connaissance, seules les formations de conseil conjugal et familial proposent cette formation à l’accompagnement spécifique pré et post ivg : chacun de nous doit travailler sur ses représentations de l’ivg pour prendre de la distance vis à vis de ses convictions religieuses, morales, ethiques afin de pouvoir écouter et accueillir les couples et les femmes qui ont à prendre cette décision.

    Ce parcours doit être accompagné dans la bienveillance : il y a les explications « techniques » de ce parcours mais aussi l’écoute du ressenti de ceux et celles qui font cette demande. C’est essentiel que dans ces temps de vie difficile, douloureux, il puisse y avoir des temps, des lieux de parole pour dire ce que chacun ressent.
    Vous avez eu le soutien et l’affection de votre mari et je regrette vivement que cette place si importante du conjoint n’est pas été mieux prise en compte. L’ivg se vit dans le corps des femmes et dans l’histoire du couple, les hommes ont toute leur place, eux aussi ont besoin d’être écouté et ils peuvent être si souvent exclus et bannis de ce temps de l’ivg.

    Merci de votre témoignage qui je l’espère pourra faire avancer la réfléxion dans les services concernés et permettre que des professionnelles de l’écoute et de l’accompagnement que sont les conseillères conjugales et familiales puissent prendre leur place au service des hommes et des femmes hospitalisés.

    Vous avez raison : l’ivg est une décision difficile et douloureuse pour beaucoup de femme, il n’y a pas d’ivg de « confort ». Je souhaite que celles et ceux qui liront nos échanges puissent demander d’être accompagnés humainement avec bienveillance.
    Je vous souhaite une belle route avec votre mari et votre famille.

  3. Bonjour,
    je vais bientot aussi faire une IVG
    j’ai du mal à choisir entre la méthode médicamenteuse ou chirurgicale.
    Ton retour d’expérience est terrible, mais si tu avais eu le choix, aurais-tu choisi la méthode médicamenteuse ?
    merci de ton témoignage en tous cas 🙂

  4. Bonjour,
    Concernant la « méthode médicamenteuse » : j’ai eu malheureusement à passer par cette expérience. Je suis peut être une femme hyperfertile est quelles que soient les précautions, cela m’arrive encore aujourd’hui. Ce dont je voudrai témoigner, c’est de l’attitude du service qui m’a accueillie. Au niveau du secrétariat, la dame recevait les femmes pour les formalités a été très froide. Je pleurais, comme une madeleine, quelques minutes après être arrivée dans la salle d’attente. J’ai laissé une dame se présenter avant moi car je ne pouvais m’empêcher de pleurer. J’ai réussi à m’apaiser, comme si j’avais déjà vidé mon énergie. Puis je vois cette dame, très froide, qui ne pouvait ignorer mon visage. Du moins cela me paraît logique. Je tremblais. J’étais en train « d’enclencher la processus » qui allait provoquer une destruction. Et moi dans tout ça, complètement paumée dans mes émotions. Comme si le ressentie seul pouvait s’exprimer. Le reste est peu cohérent. L’esprit est complètement chamboulé. Je ne pouvais pas avoir d’enfant. Pas maintenant. Je reste persuadée qu’il est indispensable dans un tel projet de vie, d’y être vraiment. Et par pour faire plaisir à la société alors qu’au fond, la décision ne peut être plus évidente. Malgré toute la douleur, très difficile à comprendre.
    Une infirmière a été très gentille. Tellement, qu’au vu du comportement des autres professionnels que j’ai rencontré, j’ai trouvé ça surprenant. Et une autre infirmière, quand je lui exprimais ma douleur (physique) après la prise des médicaments, m’a proposé du spasfon… là j’ai d’abord pensé que je ne comprenais rien et que la douleur que je ressentais était peut être exagérée..? comment peut elle avoir proposé du spasfon quand j’ai alors indiqué que j’avais toujours eu des règles très douloureuses et que je prenais inévitablement un doliprane 1000, comment a t’elle pu me parler de spasfon. J’étais horriblement seule. Cette infirmière m’a fait remettre en question ma douleur, bien réelle pourtant. Je lui ai réitéré que le spasfon n’allait pas suffire et que je sentais bien que je n’arrivais plus à me tenir sur le lit tellement j’avais mal. Je me suis retrouvée à croupi sur le lit de l’hôpital pour tenter de trouver une position qui allait être supportable. Cette femme, lorsqu’elle revient, je lui redis qu’il me faudrait un autre anti douleur. Elle m’a regardé agacée et a dit : « mais enfin vous croyez que je ne connais pas mon travail ?! Donc non seulement elle fait le déni total de ma douleur mais en plus elle me parle d’elle… Ensuite, quand je me suis sentie prête, je suis allée dans la salle d’eau (et ça, je ne le savais pas, c’est qu’au moment de l’avortement en lui même qu’on vous explique certains « détails » qui sont très loin d’en êtres) que les choses se passent. Convaincue que c’est terminé, j’attendais l’infirmière. Celle ci a commencé à m’expliquer que ça n’avait pas eu lieu et que je dois reprendre un médicament. Au fond de moi, j’avais la certitude que cette personne m’induisait en erreur, MOI je le savais que l’avortement avait bien eu lieu. Je ne pouvais pas ignorer cette EVIDENCE. Comment elle a pu faire ça et m’imposer un deuxième caché… celle qui ne doute pas de son expérience !? Le deuxième caché n’avait aucun effet. Evidemment puisque cela avait eu lieu, au moment où moi même je savais ce qu’il se passait. Cette femme devrait travailler dans un autre service. J’ai été terriblement seule. J’étais déjà tellement culpabilisée, que je croyais que je méritais ce traitement.
    Ensuite, j’ai eu une petite complication. Je me suis rendue aux services des urgences car là encore, j’avais des douleurs anormales et je n’avais que du doliprane. Cela ne suffisait pas. Aux urgences, on m’a enfin donné quelque chose qui m’a vraiment soulagé. Cela faisait 4 jours que l’avortement était passé. Puis après analyse on m’a dit de revenir faire une prise de sang quelques jours plus tard. Puis encore une fois. Finalement j’ai eu très peur qu’on attende de faire des analyses puis des analyses et qu’une éventuelle infection allait être le point de non retour. Les anti douleurs ne fonctionnaient plus. J’ai fini par appelé mon médecin généraliste quand j’était très seule et qu’on me disait d’attendre encore. Mais attendre quoi ?? quand on a mal on réagit, surtout avec les médicaments que j’avais. Cette généraliste m’a prescris des antibio après que je lui ai expliqué toutes les démarches déjà effectuées. Je n’avais plus rien au bout de quelques jours et mes autres analyses ont été ok. Bref, j’ai le sentiment que le service IVG renvoi à une culpabilité encore plus grande. Déjà en désarroi, en attente de compréhension, car la situation NE PEUT PAS avoir été souhaitée. AUCUNE FEMME ne souhaite ça. Le avant, pendant et après, est un temps où rien d’autre n’existe. A chaque instant, la conscience rappelle. N’est jamais loin. Pour certaines, être au clair avec cette expérience est peut être facilitant. Et encore, je crois que personne ne peut en parler à la place de.
    Pour ma part, c’est pas clair, et le mot grossesse a prit une dimension que je crois négative aujourd’hui, tellement associé à la souffrance. Physique, oui : car il y a de la douleur (plus ou moins intense selon les femmes) et parce que l’avenir réserve parfois des réactions inattendues. Surtout quand on vit les évènements dans le déni, comme s’il fallait la fermer après avoir agit ainsi. Oui car le sentiment d’être coupable est très présent. Morale : indescriptible. Le mot SOLITUDE est très pesant.
    Mon post est très sombre… cela dit, mon état d’esprit l’est aussi. Il faut évidemment se dire que chaque expérience est différente. Je souhaitais dénoncer l’attitude anormale du service mais surtout de cette femme.
    J’ai eu un précédent avortement dans le même service et pas de façon médicamenteuse. La gynécologue avait été brutale durant l’examen. Quand elle a vu mon inconfort, elle m’a reproché de ne pas me tenir correctement. Le jour de l’opération, le chirurgien rigolait en voyant mon visage apeuré. Alors vous pourrez toujours penser qu’il était « sympathique » hein.. bon. Je pense pas moi. Je crois surtout qu’il banalisait tout. Et ma peur dans la foulée.
    Voila, je dénonce. Pour moi, la société renvoi à la femme qui a recours à l’avortement, le fond de sa pensée… bien fait pour toi, si tu souffre et bin fallait pas déconner… bref, c’est tout ce qui tournait dans ma tête. SOLITUDE.
    Bon courage et heureusement que l’on peut trouver des sites où l’on peut parler de cette réalité. L’avortement n’est pas plus fréquent qu’auparavant. Il l’est d’ailleurs dans les pays du monde entier sur des statistiques équivalentes. Ca ne sert à rien d’accabler une femme qui vit cela. Ca ne sert à personne.

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