FAQ

Qui peut demander une IVG ?
La loi (article L.2212-1 du Code de la santé publique) permet à toute femme enceinte, majeure ou mineure, qui s’estime dans une situation de détresse de demander à un médecin l’interruption de sa grossesse. Seule la femme concernée peut en faire la demande.

Combien ça coûte ?

L’IVG est remboursée par l’Assurance Maladie à 100% que ce soit en établissement hospitalier ou en cabinet de ville (médecin, sage-femme, centre de santé, centre de planification et d’éducation familiale).

  • IVG chirurgicale : Dans la majorité des établissements (notamment les établissements publics et privés à but non lucratif) les forfaits sont compris entre 500,14 euros à 664,05 euros en fonction de l’établissement de santé (hôpital ou clinique), du type d’anesthésie (locale ou générale) et de la durée de l’hospitalisation.
  • IVG médicamenteuse : Le forfait est de 257,91€ à l’hôpital et 187,92 € en cabinet de ville.

En savoir plus

Mineure, est-ce que j’ai besoin de l’autorisation de mes parents ?
Depuis la loi du 4 juillet 2001, vous êtes en droit de demander une IVG sans consentement parental. Dans ce cas, vous devrez vous faire accompagner dans vos démarches par une personne majeure de confiance que vous aurez librement choisie. L’accompagnement par un majeur a pour but de réconforter. Si les relations sont bonnes avec un parent, sa présence est souvent un atout – même si au premier abord il est difficile d’imaginer lui annoncer la sexualité, la grossesse et l’IVG en même temps !
La réalisation d’une IVG dans une structure qui assure la dispense d’avance de frais (hôpital ou centre de santé) permet de garantir un véritable anonymat. Par ailleurs, l’organisation des IVG pratiquées en cabinet de ville ou en centre de santé est aménagée de façon à préserver la confidentialité de l’IVG vis-à-vis de l’entourage.

Quelle est la meilleure méthode pour moi ?
Le choix entre la méthode médicamenteuse et la méthode par aspiration n’appartient qu’à vous. Un professionnel de santé (gynécologue, médecin généraliste, sage-femme, infirmière, conseillère conjugale…) pourra vous accompagner lors de votre demande. Les IVG médicamenteuses et chirurgicales présentent des spécificités différentes que vous devrez évaluer lors de la consultation médicale.
Vous pouvez consulter la rubrique ‘Quelle méthode ?’  pour en savoir plus et en discuter avec le médecin pour prendre votre décision.

Jusqu’à quand on peut faire une IVG médicamenteuse ?
L’IVG médicamenteuse est possible en ville avant la fin de la 7ème semaine d’aménorrhée (SA) c’est-à-dire avant le 49èmejour suivant le 1er jour des dernières règles (5ème semaine de grossesse). L’échographie détermine avec précision cette date.
Si l’IVG médicamenteuse est pratiquée à l’hôpital, le délai peut être prolongé jusqu’à 9 semaines d’aménorrhée, soit 7 semaines de grossesse.

Comment ça marche ?
La méthode médicamenteuse d’interruption volontaire de grossesse implique la prise de deux types de médicaments à plusieurs heures d’intervalle (entre 24h et 48h).
La prise des premiers comprimés a lieu en présence d’un médecin. Ce médicament interrompt la grossesse. La prise des deuxièmes comprimés peut se faire auprès d’un médecin ou à domicile. Ils augmentent les contractions et provoquent l’expulsion de l’œuf. Dans le cas où la prise se fait à domicile, prévoyez de rester confortablement chez vous et de préférence pas seule.
L’IVG médicamenteuse est une méthode sûre et efficace, le taux de succès est de 95 à 98%.

Est-ce que je vais avoir mal ?
Concernant la méthode médicamenteuse, l’expulsion de l’œuf est rendue possible par les contractions utérines et abdominales qui peuvent être accompagnées de douleurs, comme des douleurs de règles ou plus fortes. Pour la méthode chirurgicale, l’aspiration du contenu utérin déclenche des contractions et peut entrainer des douleurs post opératoires.
N’hésitez pas à prendre les anti-douleurs prescrits par votre médecin.

Est-ce que je vais saigner beaucoup ?
Concernant la méthode médicamenteuse, un saignement peut survenir après la première prise de comprimés. Cela ne veut pas dire que la grossesse est déjà arrêtée. Il faut donc impérativement prendre la deuxième partie du traitement même si un saignement se produit.
Après la prise des deuxièmes comprimés, des saignements, généralement plus abondants que des règles, vont survenir. Il peut y avoir des caillots de sang. Les saignements durent en moyenne 10-15 jours.

Est-ce que je vais voir quelque chose lors de l’expulsion?
Vous pourrez peut-être distinguer l’œuf sous forme d’une boule gélatineuse d’un à trois centimètres. Il n’est pas nécessaire de le recueillir, l’avortement sera contrôlé lors de la visite de contrôle.

Comment je pourrais savoir que ça a marché ?
La visite de contrôle 14 à 21 jours après l’intervention chirurgicale ou la deuxième prise de médicament est absolument nécessaire pour vérifier que la grossesse est interrompue et qu’il n’y a pas de complication.

Comment se passe l’IVG chirurgicale ?
Cette méthode est possible jusqu’à 12 semaines de grossesse maximum ou 14 semaines d’aménorrhée. Elle se réalise en milieu hospitalier de manière ambulatoire (séjour de quelques heures à l’hôpital sans hospitalisation) ou au cours d’une hospitalisation de jour (admission le matin et sortie l’après-midi). Il s’agit d’une intervention d’environ 15 mn qui peut se réaliser sous anesthésie locale ou générale. Vous pourrez discuter avec le médecin du mode d’anesthésie le mieux adapté à votre situation.

L’anesthésie locale comment ça se passe ?
Elle consiste à injecter localement au niveau du col (et/ou autour) un produit anesthésique (le même que celui utilisé par le dentiste). L’efficacité contre la douleur se situe donc essentiellement lors de la dilatation du col. La contraction utérine, souvent ressentie en fin d’intervention, n’est pas prévenue par l’anesthésie locale.

Quand dois-je commencer la pilule après l’IVG ?
Le jour-même ou le lendemain. La possibilité d’une nouvelle grossesse existe immédiatement après une IVG. Une contraception hormonale (pilule, implant) oestro-progestative (pilule, patch) ou progestative (pilule, implant) peut être débutée le jour même ou le lendemain d’une IVG chirurgicale ou médicamenteuse.

Est-ce qu’on peut me poser un stérilet je jour de l’IVG ?
Un dispositif intra-utérin (au cuivre ou à la progestérone) peut être posé en fin d’aspiration lors d’une IVG chirurgicale (sauf en cas d’infection).

Est-ce qu’on peut me poser l’implant le jour de l’IVG ?
Une contraception hormonale (pilule, implant) oestro-progestative (pilule, patch) ou progestative (pilule, implant) peut être débutée le jour même ou le lendemain d’une IVG chirurgicale ou médicamenteuse.

Est-ce que je pourrai retomber enceinte après une IVG ?
Oui, une grossesse est possible dans le cycle qui suit l’IVG ; c’est la raison pour laquelle il faut utiliser immédiatement un moyen contraceptif si une nouvelle grossesse n’est pas souhaitée.